Le taux de réussite scolaire s’est dégradé sur la période 2013-2015, en passant de 78% en 2013 à 54% en 2014, soit une perte de 24 points de pourcentage.
Graphique 1 : Taux de réussite à l'examen de fin de cycle primaire - Source : Fiche de collecte
L’échec à l’examen est resté important sur la période.
Le niveau de qualification des enseignants est très satisfaisant à Madagascar. La proportion d’enseignants qualifiés selon les normes nationales est proche de 100% en 2014.
Graphique 2 : Pourcentage d'enseignants qualifiés selon les normes nationales au primaire en 2014 - Source : Base ISU
La proportion d’écoles primaires n’ayant pas d’eau potable, d’électricité et de cantines scolaires demeure importante en 2014. L’accès à l’électricité pour les écoles primaires reste très préoccupant à Madagascar : moins de 8 écoles sur 100 ont eu accès à l’électricité en 2013.
Graphique 3 : Accès aux infrastructures de base dans les écoles primaires en 2013 - Source : Base ISU
Le ratio élèves/manuel reste très élevé sur la période 2010-1015. Il est supérieur à 40.
Graphique 4: Ratio élèves par manuel au primaire - Source : Base ISU
La part du PIB consacrée à l’éducation est très faible à Madagascar. Cette part s’élève à moins de 3% du PIB sur la 2011-2013. La part que le pays consacre au préscolaire est restée très faible sur la période. Celle-ci s’élève à 0,01% du PIB. Elle augmente dans le primaire. L’État investit plus dans le primaire que le secondaire, contrairement à la plupart des pays. En 2011, L’État malgache a investi 1,31% de son PIB au primaire, contre 0,62% pour le secondaire.
L’échec scolaire serait-il la résultante de mauvaises conditions de travail dans les écoles et d’une faiblesse des dépenses publiques ?
Pays membre de la CONFEMEN depuis 1960, Madagascar a fait l’objet de deux évaluations diagnostiques PASEC en 1997/1998 ainsi qu’en 2004/2005. Une troisième évaluation diagnostique est actuellement en cours.